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AFFICHE_CEZO


 


 


 

 Automne 2018, le temps de se pencher sur la course objectif de la saison suivante. Après ma 1ere expérience en ultra sur l'utpma 2018, je me suis dit que j'irais bien découvrir ce gros événement de l'utmb via la course réputée la plus sauvage...sur la trace des ducs de Savoie ou TDS à l'époque 122 km 7000md+.

Sauf qu'entre temps, Catherine et Michel ont eu une drôle d'idée...prolonger la partie beaufortaine de 23 km et 2100md+ et pas des moindres.

Qu'à cela ne tienne, ce sera 146 km 9100md+ 9300md-, 3 ravitos accessibles à l'assistance uniquement, le reste en autonomie (avec ravitos), plusieurs sommets entre 2300 et 2600m d'altitude, des descentes roulantes d'autres techniques, une montée de 2000md+ en 10 km, une descente de 1500 md- en 8km....Joli profil!

TDS1Une fois le tirage au sort validé en janvier, il n'y avait plus qu'à se préparer physiquement et surtout psychologiquement.

J'ai bossé avec Jérôme Angelvy, cantalou judoka trailer, qui m'a énormément apporté de par les techniques classiques de prépa mentale.

Qq courses de prépa comme les piqueurs, Nébouzat, la pastou et le trail de la Vallée verte.

Une grosse frustration de devoir laisser mon dossard de la Pierra Menta été sur tendinite de la patte d'oie, un mal pr un bien car j'ai gardé de la fraîcheur et de l'envie.

Fin août, nous voici partis a Cham' en famille.

Mardi 27, veille de course, je suis étonnamment zen. J'arrive mime à dormir ds la voiture sous l'orage 6 heures! Pas de pépin physique, l'air est doux, les étoiles sont visibles dans le ciel de Courmayeur.

Mercredi 28/8 4 heures départ de 1750 coureurs dans une belle ambiance familiale. 

Je respecte a la lettre l'objectif d'un départ prudent au cardio. Pas plus de 150 puls/min! De toute façon, les montées de l'arête du mont Favre et du col des Chavannes se font en file indienne. Ce n'est pas plus mal.

La file s'étire tranquillement lors de la grande descente du col des Chavannes vers alpetta  puis du col du petit saint Bernard km 35 vers bourg km 50. J'arrive a bourg détendue retrouvant ma sœur, mes filles devant une banderole, "allez maman". Ça fait chaud au cœur.

Changement de tenue complète je prends le temps de bien l'alimenter car le plus dur nous attend avec la montée au passeur de Pralognan via le fort de la Platte.

Tous les coureurs partis trop vite subissent des défaillances, vomissent sur le bas côté. J'ai mal au cœur pour eux.Je poursuis mon bonhomme de chemin et arrive au Cormet de Roselend km 67 en bon état. Je retrouve une dernière fois les filles. Il est 16h30. 

 La suite sera plus compliquée jusqu' a beaufort. Je commence a peiner surtout en montée avec une fatigue et des douleurs diffuses a gérer. Le parcours est accidenté sans repos. J'arrive en haut du pas d'Outray de nuit. La descente de 1500 md- se fera à la frontale direction beaufort km 91. 

J'y arrive vers 22 h45. Je décide de prendre mon temps. Je me change, dors 30 minutes. Je ne suis pas la seule! J'en repars regonflée a minuit.

S'enchaîne une grosse montée vers Hauteluce, Mont Vores, col du Joly puis une descente technique vers les contaminés via notre dame de la gorge.

La fatigue et la lassitude sont omniprésentes ainsi qu'un œdème de la cheville qui m'empêche de relever le pied et me fait mal à chaque impact.
 
Mais j'en suis a 122 km. Il ne reste "que" 24 km 1400md+....que je n'avais pas du tout anticipé psychologiquement. Arrivée au pied du col de tricot, je monte à à l'heure...dur de me faire doubler par tant de coureurs mais j'essaie de me recentrer sur moi.
 
La descente vers les Houches est casse patte avec une remontée vers Bellevue bien difficile a ce stade. J'arrive aux Houches en marchant.

 

Plus que 8 bornes de pseudo plat le long de l'Arve. Les filles sont là. Je me mets à pleurer comme une enfant...

 Il me faudra 1h30 pour rallier Chamonix en marchant, trottinant parfois.

L'arrivée dans Cham est la delivrance : une dernière ligne droite dans la rue principale bondée. Il est 14h28, les coureurs de l'OCC arrivent !

Je vois François et les filles qui courrent avec moi les derniers mètres. On entre entre les barrières, dernier virage. Je m'arrête , regarde cette arche d'arrivée et je profite avec le sourire...

Terminus! 34h28 de course.

TDS2

 

Magali - L'important n'est pas le but mais le chemin