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Le Raid Gauloises, c’est un raid mythique qui n’existe plus depuis un moment mais qui a été à l’origine de la naissance de ce sport et précurseur dans son développement. Il s’est toujours déroulé à l’étranger sur des formats suuuuuurlongs et ce de 1989 à 2003. Pour fêter ses 30 ans d’existence, une nouvelle édition soft était organisée dans nos Alpes. Il s’agissait d’un beau raid de 59 bornes suivi d’une soirée où selon mes sources Laeti et Isa (bénévoles pour le coup) ont tombé à elles deux 59 litres, performance autrement plus remarquable que celle de l’équipe XTTR inscrite.

 La semaine O France dont Steve nous réserve un CR à mon avis aussi croustillant qu’un article Voici précédait le raid, mais à XTTR on aime quand c’est dur (enfin vous m’avez compris…). D’ailleurs Steve voit cette semaine entière de courses comme un « stage raid » où les matinées occupées à faire de la CO ne doivent pas empêcher de se mettre la surdose (overdose ?) l’après-midi. Mathieu le rejoint amplement dans cette vision puisqu’il est non seulement systématiquement chaud pour « faire un truc » l’après-midi, mais qu’il est à l’origine de l’inscription des oranges sur ce raid emblématique.

raid_gauloises_3Nous voici donc après 5 jours de course à étape (et autre vélo, grimpe, canyon, rando, visite de musée (non là je déconne !)) sur la ligne de départ avec Aline dixit je veux aller vite pour revoir le plus vite possible Ambroise, Steve dixit je veux aller vite parce que je ne sais pas qu’aller doucement ça existe, Mathieu dixit je veux aller vite parce qu’un raid c’est comme s’arracher une bande de cire, plus tu vas vite moins ça fait mal longtemps, et David dixit je veux aller vite parce que tous les autres ils veulent aller vite et si je dis le contraire ils vont me taper.

Il est 9h, nous sommes à Risoul, lieu des dernières étapes d’O France près à partir pour une CO score dans la station. Normalement si l’on n’est pas trop des quiches, on devrait bien gérer cette section sur une carte que l’on connaît… Bingo, on rentre rapidos en 17’20’’ alors qu’on nous annonce un temps de l’ouvreur de 17’. XTTR est dans la place !

Section 2 : VTT descendant (autant vous dire que c’est le truc qui a fait que je me suis inscrit). Aline a peur pour son épaule qui a vu de bien trop près le sol Auvergnat il y a peu. On y va doucement mais c’est finalement Mathieu qui s’illustre dans cette section avec un beau spécimen de crevaison catégorie je regonfle deux fois mais ça ne fait pas donc je change la chambre donc on perd bien 15 minutes.

Par la suite, on s’engage sur un magnifique trail’O dont nous laissons 2 balises que nous regretterons amèrement. On aurait largement eu le temps de les prendre, mais c’est la loi du raid : la stratégie rentre en compte. Steve nous fait du Steve, c’est-à-dire qu’il fait tout : il pointe les postes, puis tracte comme un bazu pour être sûr de fournir un effort digne de ce nom. On arrive à Mont Dauphin : normalement si l’on n’est pas trop des quiches, on devrait bien gérer cette section sur une carte que l’on connaît bis repetita ! Encore une fois, une CO propre et rondement menée. Reste plus qu’à descendre au bord de la Durance par un chemin de cabri et une piste/route plate sur laquelle je suis étonné de voir le chiffre de 13 km/h s’afficher sur le GPS ; et encore plus agréablement surpris de voir ma dulcinée qui nous encourage et se tient en tant que bénévole prête à arrêter les coureurs pour qu’ils ne finissent pas sous un train.

Nous arrivons au gel chrono tenu de main de maître par notre présidente qui nous réserve un accueil disons chaleureux, le temps d’enfiler combi, casque, gilet et pagaie. Enfin personne ne s’est enfilé de pagaie bien sûr, mais on a pris les pagaies dans nos mains vous avez bien compris. On s’engage alors pour la dernière section de raft de 18 bornes qui nous prendra une heure et demie à deux équipes dans le même bateau. Notre « équipe binôme » est disons tranquille et se fait gentiment secouer par Aline et Mathieu qui, le plus cordialement du monde, leur rappellent que pagayer contribue à faire avancer le bateau.

Nous franchissons la ligne d’arrivée heureux et ravis du tracé du raid vraiment beau, et ce bien que nous soyons un peu déroutés par le fait que les barrières horaires n’aient pas été appliquées par l’orga ! On s’en tire bien quand même en terminant 3ème mixtes, bien fumés après les heures de sport de la semaine. Les vacances (sportives) peuvent continuer pour Aline, Steve et moi, et s’arrêter pour Mathieu, non pas qu’il ne veuille plus faire de sport mais seulement parce qu’il doit retourner travailler ce fainéant !

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